Un développement grâce à Michel Pacha

Le site portuaire du Lazaret se situe dans la petite rade, sur le territoire de la commune de La-Seyne-sur-Mer, dans la baie éponyme.
Il s’inscrit dans les limites administratives du Port de Toulon. Exploité en régie directe par la métropole Toulon Provence Méditerranée, il est dédié à la pêche, à la plaisance et au commerce.

Il est composé des sites suivants :
– la zone de Balaguier,
– la zone de la Petite Mer,
– le port du Manteau.

Un peu d’histoire… Il faut remonter au début du 15ème siècle pour voir apparaître le terme de Lazaret, en particulier dans les grandes villes méditerranéennes où sont implantées des quarantaines afin d’éviter l’introduction sur le continent de maladies contagieuses. En 1657, Toulon, grâce au développement de la Marine Royale voulu par Colbert, achète des terrains sur la presqu’île de Saint-Mandrier pour y établir la station sanitaire du Lazaret.

Il faut attendre le 19ème siècle pour voir le développement de la baie du Lazaret. En effet, la côte occidentale entre Balaguier et Les Sablettes était constituée de marécages.

La première structure portuaire à voir le jour est celle du Manteau, qui doit son nom à sa position favorable. Elle sera réaménagée quelques années plus tard sur les instructions de Michel Pacha. Sous son impulsion, le littoral a radicalement évolué. Oubliés les inconvénients des marécages et communications précaires décrits par Georges Sand dans son roman Tamaris. L’ancien bâtisseur de phares de l’empire ottoman, propose la construction de l’actuelle route des Sablettes, fait prolonger la voie existante et la relie aux Sablettes. Parallèlement à ce désenclavement terrestre, se met en place un système de transport maritime depuis Toulon à destination des Sablettes, Tamaris, et Saint-Mandrier.

À la fin du 19ème siècle, la station balnéaire de Tamaris accueille nombre de touristes britanniques, en hiver notamment. Les Italiens, venus travailler pour Michel Pacha, s’installent définitivement sur les rivages de la Petite Mer qui doit son nom à son opposition au grand large, visible depuis la pointe de Cépet.

En 1889, le professeur Raphaël Dubois, directeur du Laboratoire de l’Université de Lyon rencontre Michel Pacha et lui fait part de son souhait d’établir une station permanente, spécialisée dans l’étude de la biologie sous-marine. Le mécène offre un terrain de 2700m² à l’université. En 1907, l’établissement prend le nom de son généreux bienfaiteur.

Les sites de Balaguier avec son fort, de Tamaris et du Manteau longeant la corniche de Tamaris et ses célèbres villas mauresques présentent donc des enjeux patrimoniaux importants. La corniche de Tamaris est inscrite en grande partie dans une aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine dont les ports contribueront à mettre en valeur le caractère naturel exceptionnel de ce site.

Au niveau environnemental, les enjeux de dépollution sont forts : ils visent à la reconquête de la qualité des masses d’eau du littoral, notamment pour la préservation des fermes aquacoles installées dans la baie du Lazaret. L’ensemble du plan d’eau est inscrit dans le Contrat de Baie de la Rade de Toulon.

Services

  • Toilettes

  • Cale de mise à l’eau

  • Aire de carénage

  • Bornes à eau / électricité

  • Station d’avitaillement

  • Météo

Commerces

Le port du Lazaret est situé à 5 km du centre ville de La Seyne-sur-Mer et de tous ses services.

CLUPIPP

Membres titulaires

  • Xavier QUENET
  • Bruno LEGER
  •  Bernard MOGIN

Membres suppléants

  • Robert VOLSY
  • Paul VORGEAT
  • Lucien MERLO